MADAGASCAR LA BELLE ILE ROUGE MERVEILLEUSE
• Chapitre 1 : Pensées dans l'avion
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PENSEES DANS L’AVION QUI M’AMENE A MADAGASCAR , LA BELLE ILE ROUGE
En 2006 nous sommes allés à Madagascar et ce pays m'a envoutée, ensorcellée .
Je pars cette année avec une approche différente du voyage car je sais que Madagascar ne se regarde pas mais se ressent.
Je ne vais pas seulement à Madagascar pour côtoyer un peuple différent du notre, voir de merveilleux paysages aux terres rouges ou brûlées par le feu, des rizières en terrasses aux beaux tons de verts, des forets tropicales, des plages paradisiaques, une faune et une flore endémiques, uniques au monde .


Je sais que je vais là bas à presque 10 000 Km de chez moi, pour retrouver ces gens qui m’ont tant émue, cet orphelinat à Mananjary où certainement une partie de mon cœur restera , une famille que j’aime et à qui je voulais apporter tant de bonheur et de joies.
Je sais aussi que je serai souvent triste de voir cette population si digne mais si démunie, moi la touriste européenne nantie mais impuissante devant tant de pauvreté.

Je verrai des regards emplis d’envie devant nos vêtements, notre belle voiture, notre statut de riche vazaha et parfois ces regards voudront dire :

« VAZAHA , que vas-tu me laisser après ton passage ?
- Un vêtement pour remplacer le mien en haillon ?
- Un biscuit pour mes enfants qui ont faim et rien à manger ?
- Un désinfectant pour soigner mes plaies infectées de pus ?
- Du paracétamol pour mon mari qui a le palu et rien pour le soulager ?
Des médicaments que tu laisseras au dispensaire ou des cahiers à l'école?
- Ou simplement un sourire, de la compassion, qui me rendra encore plus triste en me faisant prendre conscience de nos différences si flagrantes, de ma condition par rapport à la tienne, Toi, riche Vazaha ?

GACHE, sache que dans mon regard, il y aura toujours de la considération pour Toi, de l’amour parfois, de la tristesse et surtout l’espoir que l’avenir soit meilleur pour tes enfants et petits enfants.
En approfondissant ma vision du pays, j’espère prendre conscience cette année de ce que les Malgaches ont plutôt que de ce dont ils sont démunis matériellement : confiance en leur destin, en leurs liens familiaux, en leurs richesses.
Le dernier jour de mon séjour, je relis ceci et pense que j’ai rencontré des gens admirables, vivant simplement , près de la nature, au rythme du soleil et des saisons ,souvent sans électricité, sans eau mais courageux, travailleurs et dignes .

Un évènement cruel a bouleversé la fin de notre voyage et je me sens impuissante et révoltée face au destin, l’injustice , le manque de tout qui transforme si vite des joies en cauchemar , la vie en la mort.
Les rires, la bonne humeur, ont été remplacés par la tristesse ; les larmes voilent mon regard et m’empêchent d’espérer en l’avenir de ce beau pays.
  Je garderai donc un goût amer de ce dernier voyage mais penserai toujours à Madagascar avec beaucoup d’Amour et de respect.    
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Publié à 12:59, le 26/12/2007, Mots clefs :
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